Le blog des Militants du Parti de Gauche des Bouches du Rhône, Tarascon, Arles, Chateaurenard,Aix en Provence, Vitrolles, Marignane, La Ciotat, Aubagne, Istres, Miramas,Fos sur Mer, Martigues, Port de Bouc, St Mitre les Remparts, Port St Louis du Rnône
Toutes ces informations, révélations, enquêtes, sur l’affaire, qui est déjà presque devenue le scandale du « Médiator », ont quelque chose d’étrange, voire de malsain, puisqu’on est dans le domaine de la santé. On sent bien le décalage important, entre l’énormité de ce qu’elles dénoncent, et l’aspect dérisoire de ce qu’elles nous apprennent, en réalité. Car il y a bien un problème de fond qui nous conduit là ; mais, on n’ose pas l’aborder, on tourne autour, avec une bonne dose de lâcheté.
Que l’on lise, les déclarations de Monsieur Bernard Debré, médecin, qui appuie sur la responsabilité des politiques, mais aussi, député UMP, donc ardent défenseur d’un système politico-économique qui reconnaît l’hyper puissance des grands trusts, pharmaceutiques ou autres ; celles de Monsieur Elie Arié, médecin lui aussi, dans ses éditos d’enfonceur de portes ouvertes, sur le site de Marianne : « La surconsommation des médicaments, un mal français », écrit-il ! Eh oui ! Et qui a peut-être une histoire, elle aussi ?
C’est sûrement là-dessus qu’il faudrait se pencher. Et là, pour comprendre, il suffirait peut-être d’avoir une démarche médicale, et de faire l’historique de la maladie. Le médiator, le H1/N1, j’en passe, et des meilleurs ; un scandale chasse l’autre, l’industrie pharmaceutique continue de réaliser des bénéfices colossaux. On n’en est pas là, par hasard ; c’est le fonctionnement d’un système politico-économique choisi.
Il est évident aussi, que les médecins et les pharmaciens d’officine, qui ont prescrit ou vendu ces médicaments, ne sont pas des assassins. On sent bien pointer la question essentielle ; quelle est cette puissance qui, comme une chape de plomb, pèse sur l’exercice médical ? On se rend vite compte, que le problème n’est pas récent.
Dès la mise en place de notre système de santé, les vautours ont flairé le bon coup. Quelques exemples éloquents : le conditionnement des médicaments, qui ne correspondait pas à la posologie et entraînait des gaspillages considérables. Le problème était timidement posé dans les années 60, mais qu’importe, la sécu payait. Dès les années 50, la formation « touristico-scientifique » des médecins, prise en charge par les laboratoires pharmaceutiques, avec l’adoubement des instances professionnelles médicales. Je ne développerai pas plus ; mais nous connaissons bien le poids des grands groupes pharmaceutiques sur l’exercice médical.
Et c’est bien de cela qu’il s’agit. Au-delà du scandale ; de décortiquer le système, pour que le public soit bien informé, et d’interpeller les politiques, pour tester leur courage.
André THOMASO