1) « Fillon invite les Français à la lucidité et à "l'esprit citoyen …"
Absolument d’accord ! Qui va soutenir en 2012 le champion qui a échoué lamentablement dans sa politique sécuritaire (en particulier dans notre région) et mis notre économie plus qu’à mal creusant comme jamais le fossé entre nantis et la majorité des français.
2) « Il a opposé discours "de vérité" et de raison, qui laisse peu de place au rêve, à celui d'une gauche accusée tout à la fois d'instrumentaliser les inquiétudes des Français, de miser sur leur pessimisme pour attirer les suffrages, et de nourrir l'illusion "mensongère" d'une "existence sans défi".
Absolument d’accord ! Effectivement la politique sarkosienne laisse peu de place à l’initiative, y compris dans son propre camp. Tout a été cassé : le social, l’industrie, l’agriculture, la santé, l’enseignement …. Dans de telles conditions, rêver en écoutant ceux qui en sont les démolisseurs relève de la psychiatrie. Mais la « raison » n’est pas du coté sous-entendu par Fillon....
3) "La gauche parie sur la peur et la déception. Eh bien je parie sur le sang-froid et la lucidité", ….
Pas d’accord sur tout ! Il n’y a pas à parier. Cette peur est là, ce n’est pas un futur sur lequel on parie, mais cette situation catastrophique est bien là, devant nous. Il suffit de voir les chiffres du chômage, de la dégringolade du pouvoir d’achat, de l’insécurité qui en est une conséquence, des chiffres du réel coût de la vie (un autre indice mal connu, pas l’indice INSEE rabattu par les médias) . Comment des jeunes peuvent-ils prévoir leur avenir, celle de leur famille ?Mais cette peur n’est-elle pas un outil politique pour asservir un peu plus les populations pour le plus grand profit de la finance ? Cet outil est vieux comme le monde, sous tous les régimes, et actuellement c’est bien la droite qui l’exploite. Effectivement il faut parier sur le "sang-froid et la lucidité " ... incarné par JL Mélenchon et peut être d'autres (mais mon choix est fait avec JLM)
4) Il a assuré comprendre l'inquiétude et l'impatience des Français dans un contexte national et international marqué par la crise économique et financière, les bouleversements géopolitiques et l'ébranlement des valeurs traditionnelles.
- "Mesurer les limites de nos droits"
- "On peut ne pas aimer ce monde-là (...) mais c'est le nôtre" a ajouté François Fillon, selon qui la mondialisation et la question de la dette - "un problème de civilisation" - seront au centre du débat présidentiel.
Quelle hypocrisie ! Non ! ce n’est pas un problème de civilisation à la mode Bush. C’est un problème strictement politique et économique dont le capitalisme, la finance … le libéralisme en sont les seuls responsables. La quasi totalité des populations subit , malheureusement sans trop réagir. Lors de la chute du mur de Berlin, la même droite critiquait le régime soviétique à juste raison mais ne disait pas que c’était un problème de civilisation. Elle attaquait cette politique qui a conduit à la situation que nous connaissions tous. A l’opposé le libéralisme nous conduit dans le mur et cette crise n‘est pas comme la grippe quelque chose d’inéluctable mais bien le résultat d’une construction politique délibérée pour le plus grand profit d’une frange infime.
5) Face au défi du désendettement, les Français doivent "plus que jamais être conscients de leurs devoir", a-t-il dit. "Cette vérité n'est peut-être pas agréable à entendre mais je préfère les paroles qui protègent plutôt que les paroles qui plaisent." Il en a ainsi appelé à un regain d'"esprit citoyen" et à la responsabilité des Français pour accompagner l'action publique, évoquant l'éducation, le développement durable ou encore la sécurité pour faire barrage à la "culture de la violence". Il en va de même du financement de la protection sociale ou de la lutte contre les déficits publics, a-t-il poursuivi : "Il est de notre devoir à tous de mesurer les limites de nos droits, de lutter contre nos excès, nos abus" et les Français ne peuvent réclamer "toujours plus d'agents publics et plus de droits".
Eh oui ! Fillon ne manque pas d’air. Il résume ses propres échecs mais tente d’en rendre responsable les autres qui doivent alors tout faire pour y remédier. Quand il dit « les français doivent … » il devrait réviser les règles de grammaire car il se trompe d’article. Il aurait du dire « des français … » c'est-à-dire ceux de la caste qu’il défend.
Quant « aux limites de nos droits. » qui les a posées ? C’est bien les politiques issues de l’OMC, du libéralisme, de la concurrence libre mais souvent faussée…. Politiques dont il est le chantre. Inutile donc d’accuser les autres.
6) « Il a aussi frappé à bras raccourcis sur les principaux candidats des primaires socialistes, Martine Aubry, "mélange de dogmatisme dépassé et d'ambiguïté permanente", et François Hollande, "alternance de blagues lourdes et de banalités". Les responsables de l'UMP ne se faisaient cependant guère d'illusions sur ce qui retiendrait ce dimanche l'attention de la presse
Effectivement une très large frange du PS, de Valls à DSK et autres ne se démarque que peu de cette politique. La preuve par neuf a été l’appel à voter « oui » lors du référendum sur la Constitution européenne ultra libérale. Donc le people à la sauce DSK sera prépondérant, fera et fait déjà la une des médias , puisque sur une grande partie du fond ils sont d’accord et ne remettent pas en question les causes initiales.
7) le reste ?
C' est du bla-bla-bla habituel sur l’union, sachant qu'en non-dit, chacun veut l’union autour de sa personne.